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Geotagger ses images, un jeu d'enfant

Le truc 'à la mode', c'est de géotagger ses images, c'est à dire de rajouter les coordonnées des prises de vues dans les meta données EXIF des photos. J'ai succombé moi aussi à cette mode, mais j'ai d'excellentes raisons. J'ai un peu galéré toutefois, donc je vous raconte quel est mon workflow pour que vous puissiez si vous voulez le reproduire.

Pourquoi est ce que je géotagge mes photos? Je fais des photos panoramiques de Paris depuis début février. J'ai environ 300 noeuds déjà , de jour et de nui (oui je suis en retard sur le stitch et la postproduction). Et je mets en ligne les nÅ“uds reliés entre eux sur http://www.virtualparis.fr. Au début, je recensais mes prises de vue sur google maps, puis j'établissais une correspondance en utilisant le titre de la photo etc. Il y a trop de travail à faire : je dois pouvoir coller directement les coordonnées des photos dans les meta données.

C'est en effet possible avec des enregistreurs de coordonnées GPS. Il y en a un fait par Sony qui reste assez cher, j'en ai acheté un autre à 65USD : une bête boite noire avec deux boutons et une mini prise USB. La marque c'est AMOD. amod
3080. Il est en vente chez Amazon entre autres. Ce tracker sauvegarde votre position au format NMEA qui est un format très standard.

Ce qui m'a pris un peu de temps en premier lieu est de synchroniser précisément mon appareil photo avec le temps universel. C'est la base pour retrouver vos photos : savoir quand vous les avez prises. Utilisez l'horloge de votre Mac ou connectez vous à l'horloge parlante au 3669, par exemple. Ensuite, on allume, le biniou, on attend qu'il commence à clignoter (signe qu'il reçoit les infos des satellites), et on prend une photo en appuyant sur le bouton de marquage (une deuxième occasion de synchroniser les photos avec le temps universel).

Quand je rentre chez moi, je récupère mes photos, je copie le fichier .log qui contient mon parcours, et je le transforme avec GPSBabel+ du format NMEA vers le format GPX xml en choisissant les tracks. Attention, en utilisant les waypoints j'ai un bon décalage de 1 km!

J'utilise ensuite l'excellent GPSPhotoLinker (il y a GpicSync pour Windows sinon). Je charge le fichier de tracks GPS, je charge mes photos, je vérifie la synchronisation ou je la corrige (shift time), je valide que je suis bien au bon endroit en regardant sur la carte et j'appuie sur le bouton qui automagiquement insère les coordonnées de position latitude et longitude et lieu directement dans les meta données EXIF. Avec Lightroom, il faut ensuite relire les metadonnées du fichier image. Avec iPhoto, il faut réimporter (yes it sucks).

Tout ça doit prendre 10 minutes. Seul hic dans l'histoire : le logiciel de stitch que j'utilise considère que ce genre de données ne sert à rien. Il met toutes mes données EXIF à la benne, sans les transférer dans les photos recollées finales, ou sans rajouter d'annotations dans les films QTVR. Un gros hic.

Publié le 7 May 2008
Écrit par Cyril Godefroy