le lab

On change tout et on garde les mêmes

A partir de lundi, j'ai la chance de travailler pour Witbe, un des pionniers de la supervision vision client sur internet, et le leader français.

Je vais travailler en tant que consultant au sein du groupe 'business solutions' qui a vocation à fournir des solutions orientées métier, prototypes ou non, à réaliser des audits complets et à faire des pilotes. Des activités qui étaient un peu dispersées au sein de l'entreprise, et qui s'appuient sur la structure existante, notamment l'entité professional services.

Comme le métier de Witbe est très proche du sujet de cette catégorie de blog, je ferai particulièrement attention au mélange des genres. Je tiens ainsi à préciser systématiquement que mes positions ne reflètent pas forcément celles de mon employeur, et qui est celui ci dans chacun des posts. Ce blog ne deviendra pas toutefois un moyen de communication de Witbe : le site de l'entreprise est là pour ça, et peut être les évolutions de ce site seront elles le moyen de développer ce blog avec plus d'études de cas, de livres blancs etc.

Vous voilà prévenus ;-)

Une leçon de Google

Je vais très souvent utiliser les services de Google : j'ai un compte GMail, j'utilise la recherche par défaut en haut à droite de mon navigateur, qui se trouve être une recherche Google, je vais aussi directement sur www.google.fr . Je me dis que je ne suis pas le seul à faire cela. Je ne sais pas quel est le trafic de ce site, mais c'est terrible.

Il est normal dans ces conditions qu'ils optimisent énormément leur contenu : moins de bande passante, plus de performance, quelques serveurs ou dizaines de serveurs en moins, les avantages sont nombreux.

Regardons trois astuces qu'ils utilisent...

Une page légère == une page rapide

Je passe sur le plus gros fil, le fait que la page d'accueil pèse environ 20k, avec deux requêtes à effectuer (1 html, une image).

Zero fichier css ou javascript à l'extérieur. C'est tellement évident que je ne comprends pas que tout le monde ne le fasse pas. Ils sont des milliers de sites là, dans le monde, y compris celui que vous êtes en train de lire, qui devraient y penser.

Le chargement différé - en avance

Si on regarde le chargement de la page sur Safari, on voit trois éléments chargés.

Or il n'y en a que deux de visibles... En regardant de plus près le troisième, on voit qu'il n'est pas utilisé sur la première page, mais sur la deuxième, ce qui fait que la deuxième page comprend.... 1 élément.

On a donc une impression de rapidité qui est entièrement justifiée. Même quand on se connecte en 3G comme moi et qu'on a une latence du tonnerre de dieu.

Cette image, ce sont des sprites css, des petits bouts d'image dans une grande image. On affiche ensuite une portion de cette image grâce aux feuilles de styles .

Look, ma, no space

Si vous regardez le code source du html de la page d'accueil, vous verrez un bon bout de code bien ramassé, sans aucun espace. Ce n'est certes pas agréable à lire pour vous. Mais votre navigateur ne fait aucune différence : les espaces sont en trop, et il préfère peut être même un texte sans espace.

On va me dire que cette économie n'est pas si importante. Le fait de rajouter des espaces ou des retours chariots inutile est une maladie qui peut avoir des conséquences notables. Un site sur lequel j'ai travaillé a identifié qu'il perdait 30% de la taille de son HTML en espaces inutiles. 30%!!

Les pages d'accueil des sites sont souvent les plus intéressantes : elles sont censées créer l'envie de naviguer, ouvrir les parcours et aussi concentrer le savoir faire et la compétence des intervenants , notamment en ce qui concerne la performance. La page de Google ne déroge pas à cette règle, et je vous laisse la comparer vous même à celle des ses compétiteurs-suiveurs Exalead ou Wikia.

Orange Hotspot wifi et activation sur les forfaits iphone

Depuis deux semaines, j'avais un problème très énervant : dès que je composais #125# sur mon iPhone pour accéder au hotspot disponible, j'avais un message d'erreur en retour. Systématique. Le service est momentanément indisponible, pour Google.

Redémarrage, reset, jailbreak, désimlockage (non, je rigole) rien n'y a fait. Je me connectais bien au réseau wifi, mais pas moyen d'avoir le code de la pftcsim (la plateforme de réponse aux messages OTA chez SFR, ça doit avoir un nom pareil chez Orange).

Après plusieurs essais au 700, et au support technique hotspots (bande de c... ceux là), j'ai vérifié que le forfait comprenait bien les 10h de hotspots, et que tout devrait marcher. De passage à Paris, je suis allé au flagship store des Champs Elysées.

Finalement, après quelques minutes d'incompréhension, Charly a obtenu la bonne info : pour réactiver la fonction #125#, il faut d'abord refaire le #123#. L'info bête, écrite à peu près nulle part, et indispensable.

Le guide du débutant en reflex

Cela fait maintenant plus de deux ans que je suis enfin le possesseur heureux d'un reflex numérique, après plusieurs années à considérer mon reflex argentique avec circonspection et mes compacts numériques successifs avec un mélange d'orgueil et de dédain. En passant du compact au reflex, j'ai appris plein de choses, comparé des configuration et d'autres, des boitiers, des objectifs, et je me suis dit que tout ce travail pouvait aussi servir à tous ceux qui veulent faire ce grand pas. J'ai déjà eu plusieurs fois des discussions avec des copains sur les mérites comparés de tel ou tel appareil, et j'ai aussi voulu mettre un peu d'ordre dans mon discours, qui n'a pas changé, ou si peu.

Avez vous vraiment besoin d'un reflex?

Désolé, mais je dois encore vous demander avant de vous donner d'autres conseils si vous avez besoin d'un reflex. Regardez les compacts que les différents constructeurs font. J'ai une petite différence pour les Panasonic, mais les Fuji, les Canon ou les Nikon sont superbes : pour certains étanches, avec programme manuel etc.

Des bijoux de technologie et des merveilles de pratique.

J'ai toujours mon compact sur moi, dans ma poche, et il ne rougit pas devant mon reflex : c'est un panasonic avec un objectif au format 16:9, un programme manuel, et une définition de 8 Méga pixels au moins. Il a une optique Leica (que je n'ai pas sur mon reflex).

Il est rapide, il est petit, il est puissant, que demander de plus?

Pour prendre des photos de réunion de famille, des photos discrètes dans une foule, des photos dans le métro ou dans la rue, il est discret. Pour prendre des photos au moment opportun et quand on s'y attend le moins, il a l'avantage d'être facilement sous la main, ou dans la poche. Vous pouvez facilement le prêter à quelqu'un qui n'aura pas peur de l'utiliser.

La terminologie pour les appareils compacts en anglais est "point and shoot", ce qui veut dire "viser et tirer". Ces deux actions sont très simples et reflètent bien le caractère instantané des photos que l'on prend avec ces appareils. Instantanés : un terme que l'on a oublié, et qui devrait revenir en grâce à mon sens.

Mais bon je comprends l'envie que l'on peut avoir d'un reflex numérique dans la gamme amateur éclairé. Ils sont présentés sur de beaux étalages chez les vendeurs d'appareils. Leurs viseurs reflex sont une merveille comparés aux sinistres viseurs écrans des compacts. Ils sont rapides, rapides, très rapides. Rapides pour faire le focus, rapides pour s'allumer, rapides pour déclencher la photo.

Allez vous vraiment l'emporter avec vous?

A la fin de la journée, quand on a trimballé son appareil et le matériel qui va avec partout, on se maudit parfois. C'est lourd, c'est volumineux, il faut y faire attention.

C'est toujours un peu plus lourd qu'un compact qui pèse à peine quelques dizaines de grammes. Le boîtier en soi pèse plusieurs centaines de grammes, et l'objectif a son poids aussi, surtout si vous commencez à prendre des objectifs un peu longs. Le premier objectif que vous achèterez sera certainement un truc cheapo en plastoc, léger, mais ensuite les choses vont se dégrader côté poids.

Impossible de le poser négligemment sur une table, comme on pourrait le faire avec un compact. Déjà, il faut une grande table pour pouvoir le poser. Et on a beaucoup plus peur de se le faire voler, ou tomber ou quoi que ce soit d'autre.

La forme du machin se prête aux coups, aux accidents. C'est loin d'être un appareil agréable à transporter. Ce n'est pas aussi compliqué qu'un moyen ou un grand format, mais c'est pas mal. Et il y a la maladie du propriétaire de reflex : l'accumulation d'objectifs et le volume que cela entraîne.

On se maudit encore plus parfois car en fait, ce jour là, à cette occasion, il n'était pas nécessaire d'avoir cet appareil, et on a pris zéro photo. Rien, nada. C'est le moment où on est déçu. Il m'est arrivé des week ends comme cela.

Alors plutôt que de transporter un appareil lourd, cher, volumineux, assez fragile, prenez votre compact et gardez le dans la poche. Au moins, si vous ne prenez pas de photo, vous n'aurez pas mal aux bras ou au cou.

Si vous achetez un reflex, notez bien ce conseil : gardez votre compact dans la poche.

Boîtier : Canon ou Nikon ou les autres

La discussion de choisir un boîtier d'une marque ou d'une autre, c'est une discussion qui a un côté religieux. Je vais très clairement vous dire que ce n'est pas mon credo ;-)

Lorsque l'on achète un boîtier, on rentre dans un système complet : boîtier, objectifs, flashes, etc. En effet, les objectifs Canon et Nikon et Sony et Pentax se montent de manière différentes, avec des sens et des anneaux différents. Les branchements des flash etc sont différents.

On n'achète donc pas un boîtier pour le boîtier seul, mais pour la composition boîtier + objectifs, au moins.

Dans cet ordre d'idée, à celui qui ne sait pas quel marque choisir, je dirais : Canon ou Nikon. J'ai un boîtier Canon et quelques objectifs Canon et Sigma, mais ce n'est pas dit qu'un jour je ne m'achèterai pas un Nikon, parce que je les ai en haute estime.

Attention, je ne dis pas d'écarter les Pentax, Sony ou autres Olympus. Vous trouverez peut être la combinaison boîtier / objectifs qui vous conviendra. L'ergonomie a un peu son mot à dire, et peut être n'aimerez vous pas les boutons de Canon... Ces marques ont des avantages qui ne sont pas négligeables, loin de là.

Mais pour se garder les portes ouvertes et investir dans une gamme qui est ouverte et dont on peut raisonnablement espérer qu'elle sera encore là dans 5 ans, je conseille ces deux marques. Je rappelle que Minolta a disparu (racheté par Sony, certes).

Et il y a sans doute des chances que vous ayez un nikoniste ou un canoniste ou deux dans votre entourage : c'est toujours un bon moyen d'avoir des objectifs pas chers. Un bon objectif, c'est un objectif emprunté.

C'est l'objectif qui compte

En effet, c'est l'objectif qui a souvent le plus d'importance dans une bonne prise de vue. C'est en effet par lui que passe la lumière qui vient se projeter sur votre cellule. Il coûte parfois autant, sinon plus que votre boîtier (j'en ai deux dont c'est le cas).

C'est aussi en ce sens où le choix d'une marque vous engage dans un système : vous investissez ensuite dans un capital objectifs, et si vous changez de boîtier, vous n'avez pas à changer d'objectifs pour avoir les mêmes possibilités.

J'ai un 350D de Canon. Si j'achète le 450D qui va bientôt sortir, je n'ai besoin d'acheter que le boîtier, et je garde mon 10-20mm, mon 30mm, mon 50mm, mon 75-300mm, mon 50mm et mon fisheye 4.5mm. Je ne l'achèterai probablement pas, on verra pourquoi plus tard.

Si je m'achète un eos 5D MarkII parce que j'ai soudainement gagné au Loto (ce qui a 0 chance d'arriver, puisque je ne joue pas), il faudra que je change quelques objectifs, mais pas tous. L'objectif dans ce cas est plus important que le boîtier.

Qu'est ce que c'est qu'un bon objectif?

La plupart des photographes professionnels, qui font de bonnes photos, bref les gars qu'il faut écouter disent qu'il vaut mieux faire une photo avec un bon objectif et un boîtier moyen que faire une photo avec un objectif moyen et un bon boîtier.

S'il est plus important d'acheter de bons objectifs que de bons boîtiers, quels sont les critères qui permettent de savoir ce qu'est un bon objectif? La vitesse, la stabilité et l'agilité.

La vitesse

La vitesse, c'est la capacité pour l'objectif de s'ouvrir au maximum pour prendre la photo en un minimum de temps (tout cela à cause du triangle sensibilité/temps/ouverture).

Plus un objectif s'ouvre, moins il lui faut de temps pour fixer la photo. Cela permet de prendre des photos dans des conditions de faible éclairage sans avoir à utiliser le flash.

Cette capacité à s'ouvrir coûte cher. Un objectif à grande ouverture (c'est à dire entre f/1.2 et f/2.8) est souvent plus cher que le modèle avec la même focale mais une ouverture maximale moins importante. Comparez le prix du 50mm f/1.8 de Canon au prix du 50mm de même marque avec l'ouverture f/1.4 : 111 euros contre 349 euros. Pour deux crans.

La stabilité

Si vous avez un boîtier et un objectif qui sont lourds, il y a des chances pour que vous bougiez en prenant vos photos, même au 200/e. Les photos seront donc floues. La solution la plus économique est d'avoir un trépied et une télécommande. C'est aussi la moins pratique....

Canon et Nikon et Sigma font des objectifs avec un mécanisme de réduction du bougé (VR chez Nikon, IS chez Canon, OS chez Sigma). Des boîtiers sont équipés de ce type de mécanisme au niveau de la cellule (ce qui est mieux, bien que paraît-il un peu moins efficace). Ils sont plus chers, souvent beaucoup plus chers.

L'agilité

Ce que j'appelle agilité dans ce cas, c'est l'extension du champ des possibles en termes de focale, pour faire à la fois du grand angle et du téléobjectif. C'est à opposer à la focale fixe qui permet de faire du très grand angle, du 'reportage', du portrait.

Mon 75-300mm est un mauvais achat : je ne l'utilise pratiquement jamais. En effet, il faut déjà avoir des sujets suffisamment distants pour l'utiliser, et il est lourd, et donc je bouge et beaucoup de mes photos sont floues. J'ai d'ailleurs du mal à justifier son usage tout court. Si quelqu'un peut le faire pour moi...

Le meilleur premier objectif qui soit

Lorsque j'ai acheté mon reflex, j'ai acheté le kit avec l'objectif 18-55mm plus que moyen qui est fourni par défaut. Assez rapidement, j'ai récupéré le 50mm que j'avais sur mon argentique. ET là je me suis vraiment éclaté.

Il faut dire que le 50mm a une ouverture de 1/1.8, alors que le 18-55 doit commencer à 4.5mm. Pour prendre une photo de mes copains en soirée, je ne suis pas obligé de sortir le flash qui va leur donner une mine horrible.

Quand je fais des photos d'un de mes fils, de ma femme ou même d'un objet, je peux faire ressortir le sujet de son environnement en jouant sur la profondeur de champ.

Il est plastique, léger et pas cher. Il n'impressionne personne, même pas moi. Mais mes meilleures photos sont souvent prises avec cet objectif.

Tapez dans le RAW

Vous allez certainement découvrir le format raw de votre appareil. Vous allez aussi certainement oublier que le jpeg existe. Bien qu'extrêmement gourmand en stockage, le RAW est le format par excellence du reflex et présente certains avantages appréciables.

Pensez au RAW comme à un négatif : en soit ce n'est pas véritablement exploitable, mais quand on repasse par un 'tirage', en l'occurrence quand on relit les informations du fichier RAW avec des modifications de paramètres, on peut modifier de manière plus importante l'aspect de la photo qu'avec le JPEG.

Le JPEG contient un 'tirage' de ce qui a été lu par votre cellule : les réglages sont gravés dedans comme dans la pierre, et on ne peut guère plus modifier que le contraste ou la luminosité. Au contraire avec le RAW, le 'tirage' n'est pas encore fait, il y a beaucoup plus d'informations disponibles.

Cela implique que vous ayez un logiciel qui puisse traiter le RAW : les boîtiers des Nikon et Canon en ont un.

Votre deuxième objectif

Lorsque vous en aurez assez de la focale fixe, ou que vous voudrez prendre en vue quelque chose de lointain sans avoir à vous rapprocher énormément, vous apprécierez d'avoir un deuxième objectif.

Je n'ai pas encore ce 'deuxième objectif' alors il faudra prendre mes paroles avec des pincettes. Néanmoins j'ai prévu de l'acheter, et la réflexion vient tant de mon expérience personnelle que d'une réflexion assez longue sur le type d'objectif qui me manque vraiment.

J'ai ce 18-55mm qui venait avec mon Canon. Il est bien sur le côté grand angle pour tous ces jours où j'ai envie de prendre un seul objectif. Sur le côté télé, par contre, à 55mm, il est un peu léger, limité. Je veux quelque chose qui aille plus loin, comme un 18-200mm.

Avec ces caractéristiques, j'ai un objectif qui me permet de me sentir à l'aise en voyage. J'ai du 18mm pour les photos grand angle que je ne manquerai pas de faire (monument, gens devant un monument, paysage), et un 200mm pour prendre des choses qui sont lointaines. Avec bien entendu toute la gamme entre les deux, et un bon objectif pour faire les portraits.

Pour suivre mes conseils, mon choix se porte aujourd'hui sur un 18-200mm avec un mécanisme de stabilisation. J'ai le choix entre celui de Canon et celui de Sigma. Je crois que je vais prendre celui de Sigma pour un prix bien plus raisonnable, bien que très élevé. Si je ne voulais pas le stabilisateur, je prendrais le même objectif, plus léger (de 200g environ) et moins cher (de 200 euros environ).

Stockage

Achetez du stockage grand, mais surtout rapide. Si vous passez des heures à sauvegarder vos photos ou à les relire de votre appareil, vous allez rater une photo, un jour. Et vous allez mourir jeune à force d'attendre que votre appareil se décharge.

Les prix ne sont pas vraiment à la hausse, il faut donc vous dire que vous allez toujours payer plus cher pour moins bien que ce que vous pourriez avoir dans un an. C'est comme ça pour tout, mais surtout pour le stockage.

Qui perd la guerre des megapixels?

Dans la concurrence que se font les constructeurs, il y a toujours ces remarques de la presse "le premier appareil grand public à atteindre les 10 mégapixels", "Un appareil à plus de 10 MP comme les pros". On a l'impression que ce critère est vital.

C'est un mensonge.

La taille du capteur des reflex grand public est essentiellement l'aps-c ou similaire. Ce sont de petites tailles. Si vous êtes limités en taille, pour augmenter la résolution il faut que vous réduisiez la taille des pixels, pour pouvoir en mettre plus dans chaque sens. Au bout d'un moment, vous réduisez tellement que les pixels n'ont plus de place. Et la sensibilité et la qualité y perdent.

Attention, un 12 MP est certainement mieux qu'un 8MP, mais je préfère un 10MP avec une sensibilité pouvant aller jusqu'à 3200 ISO qu'un 12MP qui s'arrête à 1600. Je n'ai de toutes les façons pas besoin d'autant de pixels pour faire du tirage aux tailles où je le fais.

Si en plus c'est pour sauvegarder en format JPEG, c'est comme écouter du Bach dans le métro, du gachis.

Pour bénéficier de ces grandes résolutions, il faut avoir un capteur de la taille du 35mm, ce qui s'appelle du full-frame. Si vous pensez vous acheter un full frame, nous ne sommes pas dans la même catégorie, et excusez moi de vous avoir adressé la parole monseigneur.

La taille du capteur et son impact sur vos photos

En parlant de taille de capteur, il faut que vous soyez capable de parler argentique ou full-frame. La réduction des tailles de capture du 35mm au APS-C fait que le cône de lumière projeté sur la cellule n'a pas changé de taille pour un objectif donné, mais par contre la cellule ne prend pas toute la zone utile. Donc vos photos prennent une portion moins importante que ce que vous pourriez avoir : on dit que l'angle de champ est moins important. La profondeur de champ par contre ne change pas. Un 50mm sur un reflex numérique donne la même chose qu'un 75mm sur un réflex argentique ou un full frame.

Cela signifie aussi qu'il y a des objectifs qui sont créés spécifiquement pour les appareils à petite cellule (comme le 18-200 dont je parle plus haut). Ces appareils ont un cône de lumière qui est moins large et ne sont pas utilisables sur un full-frame ou un argentique : il y a du vignettage (des zones d'ombre ou des morceaux d'image qui manquent).

A emporter avec vous

- Un chiffon anti statique - un filtre UV pour protéger à chaque instant (même le soir) les lentilles de votre objectif - une autre barette de mémoire - un pied (mono au moins) pour faire des photos de loin.

Conclusion : quel reflex et quels objectifs choisir?

J'espère que tous ces conseils vous aideront à choisir un appareil. Je suis désolé de ne pas avoir écrit ce post plus tôt, je voulais le faire pour Noël, genre guide d'achat pour noël, et j'espère qu'il durera un peu et que les avancées techniques ne le rendront pas obsolète de sitôt.

Maintenant si vous me demandez quel appareil j'achèterais aujourd'hui, voici une recommandation :

  • Canon EOS 400D nu - 504 euros
  • Canon EF 50mm f/1.8 - 111.45 euros
  • Canon Filtre 52mm - 16.25 euros
  • Sigma objectif 18-200mm DC/OS - 579.95 euros
  • Sigma filtre UV 72mm - 47.95 euros
  • Carte CF Sandisk Extreme III 8 Go - 56.93 euros

Total 1316.53 euros TTC chez Amazon et à comparer aussi avec ce que vous auriez d'équivalent chez Nikon. Ce coût peut être réduit en réexploitant des objectifs pour argentiques ou en achetant l'objectif le plus cher en occasion

Les CDN (part2) - pourquoi utiliser un CDN?

On a vu rapidement dans la première partie l'intérêt d'un CDN (Content Delivery Network ou Réseau de distribution de contenu). Bien sûr, mettre vos fichiers dans un réseau de distribution de contenus, ça a un coût. On ne le fait donc pas sans bonne raison. Voyons un peu les raisons les plus évidentes.

Vos utilisateurs sont répandus dans le monde

Quand vous avec un point d'hébergement, c'est super, tous les utilisateurs peuvent venir vous voir depuis le réseau internet, ce réseau mondial qui n'a pas de frontières. C'est un peu comme si vous aviez un magasin avec un parking et les gens peuvent venir de partout dans le monde. Eh, attendez, de partout? Les milliards de chinois, les dizaines de millions d'américains, et même les suisses? Ca fait peut être un peu trop pour votre parking et votre magasin. Et ces gens, ils parcourent de longues distances pour venir vous voir.

Le principal problème de ces gens qui viennent de l'étranger, c'est la latence qu'il y a entre eux et vous. La latence pour aller voir le métro japonais? 270 ms, rien que pour faire le trajet. Et c'est depuis le cœur de réseau, pas depuis une connexion ADSL, ce qui aggraverait les choses. Imaginez que vous avez cette latence sur chacune des requêtes. Cela rend la connexion très désagréable, voire impossible. J'ai vécu une situation similaire il y a quelques années pendant une conférence, où le lien entre la France et les US était lentissime : un four, une conférence ratée et une honte incroyable pour le présentateur (moi). Imaginez si chaque jour les internautes pensent la même chose de votre site.

Le CDN vous aidera à améliorer cette latence en rapprochant considérablement le contenu de votre site de vos utilisateurs. Il élimine 100ms de latence, au moins, dans le cas présenté.

Vos alternatives? Avoir un hébergement distribué chez de nombreux hébergeurs partout dans le monde, avec les difficultés que cela représente. Et avec tous les coûts de maintenance supplémentaires que cela représente.

Votre contenu repose sur des technologies multimedia qui ne sont pas votre cœur de métier

Imaginez que vous diffusiez de la vidéo, ou des podcasts, ou des films. Vous vous appelez RTL ou France 2, votre métier est la production de ce contenu, mais vous avez aussi besoin de le mettre en ligne, sans faire exploser votre facture d'hébergement, recruter des administrateurs de serveurs Real ou Flash. Toutes ces technos qui auparavant faisaient partie du pack starter de l'hébergeur tartempion ont disparu ou presque de son offre. Ce savoir s'est perdu et on ne trouve plus d'administrateurs de telles solutions que dans des niches.

Or vous avez besoin de diffuser ces contenus multimedia. Heureusement, les CDN, par fusion et absorption successives (Digital Island mangé par Savvis, mangé par level3) ont concentré tout ce savoir dans leur seules mains (et leurs seuls cerveaux). Vous êtes presque obligés de passer par eux.

Vos contenus sont lourds

Si vous succombez aux sirènes de Flash et de la vidéo, vous allez faire exploser votre tuyau. J'ai en souvenir Nokia France hébergeant lors de sa sortie la bande annonce d'un film (charlie's angels) dont ils étaient partenaires. La facture a été salée, l'hébergeur WorldOnLine enregistrant une utilisation de 25 Mb pendant le mois où l'opération a eu lieu, contre une bande passante normale de 4 Mb/s. Sur un fichier...

J'ai rencontré ce genre de situation à nouveau au mois de décembre 2007 quand mon client préféré a voulu mettre des flashs en 3D pour faire la promotion de ses produits. Le calcul a été vite fait : le nombre de fois où la page en question était appelée, multiplié par le poids des fichiers, et il fallait quadrupler en un mois la bande passante disponible (et tout ce calcul se faisait sur des moyennes). La fonctionnalité a été bloquée malgré le cout de production conséquent qui avait déjà été réglé. Le CDN mis en place a permis d'absorber sur le papier la surcharge attendue.

On touche un peu à la limite du pur CDN, car dans ce cas, il est parfois plus astucieux de lui confier directement les fichiers plutôt que de chercher à les héberger soi même. C'est en tout cas le cas si les fichiers en question vont devoir affronter une montée soudaine de requêtes (un mur de requêtes contre lequel le serveur va se crasher).

Vous avez des problèmes de fiabilité

Vous avez beau être le numéro 1 en réseau de téléphonie mobile, vous avez des problèmes avec votre plateforme d'hébergement de services? Un CDN peut vous aider à mieux assumer vos missions. En effet, il va fonctionner la plupart du temps en mode pull(un peu de cela plus tard) et cacher vos ressources dans ses serveurs de cache. S'il a une erreur, il réessaiera. S'il a un succès il gardera dans son cache la ressource.

Il y a aussi un effet de bord : mettre en place un CDN permet de réduire la consommation de bande passante, de ressources serveur, de mémoire, de connexions ... et donc de mieux servir les requêtes. Dans le cas confidentiel que j'évoque plus haut, les équipements de cache du réseau d'hébergement étaient surchargés par les requêtes. La situation s'est améliorée grâce à une augmentation de capacité sensible et à l'utilisation d'un CDN.

Le CDN est aussi censé maîtriser son routage et permettre ainsi un meilleur routage en assurant de la QoS sur internet, et de bout en bout. De cette manière, il fournit aussi plus de fiabilité. Je reviendrai là dessus.

Conclusion

Voilà pour l'essentiel les raisons d'utiliser un CDN : trop de contenu pour vôtre tuyau, un tuyau trop long, ou de mauvaise qualité, voire un problème de maîtrise de la technologie. Comment ça marche dans la vraie vie? Ca marche de plusieurs façons suivant que l'on s'adresse à un CDN ou un autre. J'en parlerai plus tard.

Fusion

Mon blog a changé en profondeur et en surface aujourd'hui.

  • nouveau thème, un peu plus clair et plus concis.
  • nouvelle version de dotclear (il était temps, j'avais un peu la b.. à l'air avec les trous de sécurité)
  • et surtout, surtout, les articles en anglais ont translaté dans le blog et tant pis si la sidebar en français ne parle pas à nos amis lecteurs de Shakespeare et de Dan Brown.

Tout ça pour le meilleur normalement. Mais si vous voyez des endroits où la peinture n'est pas sèche, merci de me l'indiquer.

Trax 110

SODIMM DDR2 500 Mo à vendre 10 euros les deux

Je viens d'upgrader mon ordinateur, je revends donc deux barettes de 512 mo 200 pin DDR2 SODimm 128MX64 PC2-5300 Une vient de chez SQP, l'autre est d'origine Apple.

10 euros les deux, plus les frais postaux.

Contactez moi par mail cyril@cyrilgodefroy.com

Les CDN (part1)

encore un acronyme mystérieux! allez vous dire. Oui, mais si je vous dis Akamai, vous voyez mieux de quoi je veux parler? Allons, un peu d'efforts : CDN est l'acronyme de Content Delivery Network. En français, cela veut dire Réseau de Distribution de Contenu.

Le problème

Pour comprendre l'utilité de ce service, il faut se dire qu'il y a beaucoup de chemin à parcourir pour aller du navigateur au serveur. Et en plus, manque de bol, la dernière partie du chemin se fait sur un seul tuyau : c'est la bousculade pour les requêtes et les réponses http.

c'est un problème de riche: si votre serveur fait royalement 2200 requêtes par jour, comme me mien, vous n'avez pas ces soucis vis à vis de votre hébergement. si vous servez des petits fichiers à des personnes compètement différentes, votre bande passante est normalement assez large pour les satisfaire.

si vous servez plusieurs milliers de pages vues, ou que vous envoyez de gros fichiers, vous allez par contre devoir investir ormément en tuyaux pour être capable de servir avec un bon niveau de performance bos utilisateurs.

C'est pour répondre à ces problèmes à la fois de fiabilité et de bande passante que le cdn existe.

Quelle est la solution apportée par les CDN?

Imaginez que votre serveur soit dans le coeur de réseau du fournisseur d'accès de votre utilisateur. Dans ce cas, pas de souci de latence (a part le dslam, il n'y a pas plus près), et une bande passante virtuellement illimitée. vous êtes alors sur un réseau en gigabits, utilisant des technologies de transmission avec peu de latence, et la distance entre votre internaute et votre serveur est minimale.

Peu de problèmes de routage des paquets aussi : il y a deux routeurs entre votre connexion adsl et le serveur. Vous ne souffrez donc pas des ralentissements passagers et imprévisibles qui sont le lot inhérent d'internet.

Avec ce serveur idéal, vous êtes le roi du pétrole, à l'abri de tous ces problèmes de l'internet, peering etc, les sphinx et autres parix qui brûlent ou ont des coupures de courant ne vous inquiètent pas.

C'est ce serveur magique que vous vendent les CDN.

Il répond au problème de performance en réduisant la latence du réseau, c'est à dire le temps qu'il qu'il faut aux requêtes et aux réponses pour traverser internet, depuis votre serveur jusqu'à l'internet. Plus exactement, il remplace le chemin normalement parcouru entre le navigateur et votre serveur par un autre chemin censé être plus court entre le navigateur et un serveur de cache.

Il améliore la fiabilité car on l'a dit, il peut y avoir des congestions dans le réseau (temporaires ou pas) et ces congestions peuvent provoquer l'inaccessibilité de certaines de vos ressources. Et ces ressources peuvent être critiques : nombre de sites deviennent illisibles sans une image ou une feuille de style.

Une fois n'est pas coutume : un commentaire sur la keynote macworld 2008

On a un peu trop en souvenir la Keynote de l'année dernière, celle de 1998 (oui! l'imac vert). Ca devient difficile pour Steve Jobs de nous sortir des produits 'révolutionnaires' de sa poche. Le niveau d'attente est trop élevé.

Je pense qu'ils auraient du garder la sortie des MacPro8 pour le Macworld, histoire de ne pas envoyer un signal du genre : 'ce qu'on va sortir la semaine prochaine c'est génial'.

Maintenant, le moment même de la Keynote est un peu exagéré, cette espèce de grand messe. Je préfère quand il y a des 'special events', annoncés juste une semaine avant, comme pour la sortie en 2001 de l'iPod (vous savez ce truc qui n'était qu'un lecteur MP3 avec disque). Je préfère de loin la Keynote de la WWDC, mais c'est mon côté développeur qui ressort. Enfin bref, il ne faut pas en demander trop à ce pauvre Steve qui même s'il est très fort pour cet exercice ressemble de plus en plus à Gil Amelio vautré sur son canapé. Bientôt une version à la Jay Leno avec intermède musical par Randy Newman? Mince, cela a commencé...

Pour revenir sur les produits : l' TV (je sais pas si ça passe ce caractère) est encore loin d'être achetable, la combinaison TV + TimeCapsule Media Server serait beaucoup mieux. Je pense que des terminaux comme Oze ont beaucoup plus d'avenir (il faudrait juste qu'il réussisse à sortir un jour).

Je l'ai dit, le MBA est fait pour les gens qui en ont un. Je rame avec mon MBP et son disque de 80 go, ce n'est pas pour refaire la même erreur une deuxième fois. Il faut dire que j'écoute de la musique, que j'ai un faible pour la photo, que je fais de la vidéo parfois, que je rippe les dessins animés avant que mes enfants ne détruisent définitivement mes dvd... La différence de poids ne fait pas le pli et ne vaut pas la différence de prix. Je crains de passer sous MacBook pour avoir un portable plus portable, mais avec plus de RAM, plus de disque, deux ports USB et un FW et des batteries échangeables.

Time capsule est du vol par rapport aux promesses faites avant la sortie de Leopard. Rappelez vous, on devait pouvoir brancher un disque USB sur la base station. La fonctionnalité a disparu, puis est revenue 3 mois plus tard sous la forme de Time Capsule.

iPhone 1.1.3 : j'hésite entre faire l'upgrade et ne pas la faire. Les applicaitons que j'ai installé depuis le jailbreak ne sont pas géniales, mais j'aime bien avoir mon vterm sous la main pour faire une opération de redémarrage sur mon serveur. Mines est un carton auprès de Max et Oscar. C'est décidé : pas d'upgrade... Les nouvelles applis n'en valent pas le coût. Je sais où je suis, je ne bois pas assez pour ne pas être capable de m'en souvenir. Je n'écris des sms multiples qu'une fois par an (et j'ai arrêté).

VOD 2008. On va voir ce que cela va donner. Si c'est aussi long à venir que iTMS en France ou que Amazon MP3 , toujours bloqué au dessus du groënland, je préfère ne pas savoir que cela existe. Ca pourrait être drôle, mais pas pour tout le monde.

Somme toute une assez bonne cuvée en fait, malgré toutes mes remontrances. Je vais attendre que l'opérateur historique plante son poteau téléphonique et me fasse sortir du 19ème siècle et j'irai regarder la vidéo. Surtout que c'est la meilleure série du moment, avec la grève des scénaristes.

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