Faire les choses - L'art de la productivité sans stress
Par cyril, jeudi 14 septembre 2006 à 16:00 | FLC - GTD | #46 | rss
Certains s'en doutent car ils ont vu passer les initiales GTD, j'ai mis l'accent récemment sur quelques problèmes et les solutions que j'ai trouvé récemment pour améliorer mon organisation personnelle grâce à la lecture de l'excellent 'Getting Things Done' de David Allen. Mais j'ai évoqué mon expérience personnelle sans mettre en avant le travail et le livre de David Allen.
Je corrige donc mon erreur, car il s'agit d'une erreur, aujourd'hui, et je vais essayer de vous en dire plus sur la méthode.
Nourrie par des années d'expérience et une culture de l'engagement dans l'action, la méthode de Allen repose sur 5 étapes et sur une organisation de bas en haut (on voit d'abord le fonctionnement au quotidien avant de gérer des projets ou des programmes). Les 5 étapes sont:
- rassembler: on se crèe une ou plusieurs boites de réception (réelle et virtuelle) et on met dedans tout ce qui doit être traité. Absolument tout: un mémo à lire, la voiture à réparer, des livres à lire...
- traiter: est ce que cela peut être transformé en action directement?
- faire
- déléguer
- reporter à plus tard
Jusque là, cela ne semble pas casser une patte à un canard, encore moins deux. Sauf que ces étapes sont jusqu'auboutistes en elles même: on collecte tout ce qu'on peut collecter pour le sortir de son esprit. On traite en une passe l'ensemble de la boite de réception (réelle ou virtuelle)...
Le premier avantage de cet absolu, c'est que l'on vide son esprit. Réellement. En collectant tout et en le mettant de côté, on se libère du stress qu'une idée peut faire naître dans son esprit.
L'exemple qu'il donne et qui m'a semblé le plus pertinent au regard de mon expérience personnelle, c'est le garage. Personnellement mon garage n'est pas 'très bien rangé', c'est même plutôt le foutoir, et cela n'est jamais vraiment comme je l'aimerais. Ce qui fait que avant de lire le livre, à chaque fois que je passais, ouvrais, voyais un bout de poussière sortir dudit garage, je pensais: 'il faut que je range'. Sans le faire, ce qui a nourri ma frustration. Lui va plus loin en disant que dans mon esprit il y a un petit malin qui me dit touts les jours: range le garage. Et comme je ne le fais pas, j'ai les boules. C'est l'échec. Un sentiment très désagréable.
Rien qu'en sortant cette idée de ma tête, je me sens mieux. Je l'ai mis dans ma inbox (le garage tout entier), puis j'ai décomposé la chose en catégories (les trucs dont je dois me débarasser, les trucs à vendre, les trucs à réorganiser), puis enfin en actions: consulter le prix d'un Mac Plus sur eBay pour voir si je le vends, virer le canapé pourri, etc.
Plus de frustration, plus d'échec... J'ai au contraire des réussites éclatantes: j'ai viré le canapé et ce matin les encombrants m'ont réveillé à 5h en le mettant dans leur camion-benne. Je sais que je vais ranger mon Mac Plus et le conserver encore de nombreuses années, je sais à quel prix mettre en vente mes enceintes Bose. Et j'ai de nouvelles actions à effectuer...
Si vous avez lu Harry Potter, vous savez que Dumbledore, de temps en temps, se vide la tête dans son 'pensive' (ouais, je lis en anglais, je crâne) parce que cela lui permet d'avoir les idées plus claires. Et bah c'est vrai, et la méthode de Allen permet d'atteindre cet état de grâce. Cela dépasse bien entendu cette seule étape.
Le gros défaut de cette méthode, l'opportunité aussi, c'est qu'il n'est qu'en anglais pour le moment....





Commentaires
1. Ericlodi›jeudi 14 septembre 2006 à 22:18
2. Argancel›vendredi 10 août 2007 à 20:07
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